Publié dans : Et ailleurs que se passe t'il ?
Mardi 10 juin 2008
Réaction d'une organisation patronale contre le travail dominical

 

Communiqué de presse de l'UPA - juin 2008

La France qui se lève tôt commence
à se demander si elle ne ferait pas mieux de rester couchée.

Alors que les artisans contribuent inlassablement à la création de richesse et d'emplois, plusieurs initiatives récentes sont venues menacer l'activité de leurs entreprises.

La loi Chatel a autorisé l'ouverture des magasins d'ameublement le dimanche ; le projet de loi de modernisation de l'économie en cours d'examen favorise l'implantation des grandes surfaces ; et déjà une nouvelle proposition de loi (du député Richard Mallié) propose d'expérimenter l'ouverture des commerces le dimanche dans neuf départements français. Si l'on ajoute les difficultés liées à l'augmentation continue des prix des carburants, les artisans, commerçants et tous les acteurs de l'économie de proximité ont de vraies raisons de s'opposer au sort qu'on veut leur faire par petites touches législatives successives.

L'UPA qui défend depuis toujours le principe d'un équilibre entre les différentes formes de commerce, dénonce aujourd'hui l'accumulation de mesures destinées à la grande distribution, néfastes pour l'artisanat et le commerce de proximité, mais surtout pour les consommateurs.

Le législateur compte sur la multiplication des grandes surfaces commerciales pour améliorer le pouvoir d'achat ; il se trompe. 20 millions de m² supplémentaires de grandes surfaces ont été accordés ces 10 dernières années au point que la France détient le record européen de m² de grandes surfaces, et pourtant les prix dans les grandes enseignes françaises sont parmi les plus élevés d'Europe.

Le législateur compte aussi sur une généralisation de l'ouverture des commerces le dimanche pour accroître l'activité économique et créer des emplois ; il se trompe également. A pouvoir d'achat constant, les Français ne dépenseront pas plus parce que les magasins seront ouverts le dimanche. En outre, la grande distribution emploie trois fois moins de personnel que l'artisanat et le commerce de proximité, à chiffre d'affaires égal (le CREDOC a évalué entre 15.000 et 35.000 les risques de pertes d'emploi dans l'artisanat et le commerce de proximité en cas de généralisation du travail le dimanche).

Par ailleurs, l'UPA rappelle que l'impact de ces mesures va bien au-delà des questions de concurrence et de pouvoir d'achat. Qualité de vie, variété de l'offre, temps sociaux, sécurité des biens, environnement, lien social, aménagement des territoires, sont autant de sujets justifiant un vrai débat de société auquel chaque Français doit pouvoir participer.

Dans un premier temps, l'UPA appelle les parlementaires, à amender le projet de loi de modernisation de l'économie, à rejeter la proposition de loi Mallié relative au repos dominical et à engager une réflexion sur la façon de soutenir et développer l'économie de proximité.


Recommander

Publié dans : Les autres actions FO
Mercredi 4 juin 2008

La section de Commerce de la FEC CGT-FO interpelle les Maires de France

à travers leurs associations :

l'AMF + l'AMRF + l'APVF


 

 

Madame, Monsieur,

 

 

Une  proposition de loi visant à « rénover les dérogations au repos dominical » a été déposée à l’Assemblée Nationale par le Député Richard MALLIE et est examinée par la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l’Assemblée Nationale le 6 juin et à l'Assemblée Nationale le 10 juin.

 

Elle a reçu le soutien du gouvernement et l’Union Départementale Force Ouvrière craint que celle-ci ne soit rapidement votée.

 

D’une manière générale, cette proposition vise à banaliser l’ouverture le dimanche puisqu’elle permet l’ouverture de manière permanente, dans les communes et zones touristiques, de tous « commerces de détail » et de tous « services au public » et crée une nouvelle hypothèse de dérogation au repos dominical : la zone d’attractivité commerciale exceptionnelle.

 

Face aux dangers réels que cette proposition de loi contient en terme de répartition des pouvoirs entre l’Etat et les communes, de gestion des commerces et services communaux, de bien-être des citoyens, nous avons décidé d’alerter, au niveau local notamment, les autorités communales.

 

 

I.                     Elle concentre tous les pouvoirs au niveau des préfets et retire tous pouvoirs aux maires et aux interlocuteurs sociaux.

 

Les zones ou communes touristiques et les zones d’attractivité commerciale exceptionnelle ne seront plus « toujours classées sur proposition des conseils municipaux », comme le laisse entendre l’auteur de la proposition de loi : elles pourront l’être.

 

La différence est de taille : la demande ou proposition préalable des conseils municipaux deviendrait une faculté (alors qu’aujourd’hui, les préfets ne peuvent pas intervenir sans initiative préalable des maires).

Le préfet pourrait donc intervenir de lui-même, voire sur demande des entreprises concernées elles-mêmes.

 

De même, l’accord collectif, conclu entre organisations professionnelles et syndicats, prévoyant le respect du repos dominical, ne primerait plus sur la décision du préfet qui pourrait y déroger.

 


Cette proposition de loi est donc en contradiction avec la volonté du gouvernement de rapprocher la prise de décision de l’échelon local concerné (il s’agit de déconcentration au détriment de la décentralisation) ou encore avec l’engagement gouvernemental de privilégier le dialogue social.

 

II.                  Elle implique, au niveau local et communal, des bouleversements profonds en matière économique, sociale et sociétale.

 

La proposition de loi ajoute aux plus de 180 dérogations de plein droit existantes, des hypothèses nouvelles de dérogations au repos dominical : seront concernés par ces dérogations collectives tous les commerces et services au public situés dans les communes ou zones touristiques et dans les zones d’attractivité commerciale exceptionnelle.

 

À terme, ces nouvelles dérogations concerneront donc les salariés de tous les secteurs d’activité.

Car qui gardera les enfants des salariés en activité le dimanche ?

Les services publics, les crèches, les écoles, les transports, les administrations, les banques, les assurances, les fournisseurs, les informaticiens, les agents d’entretien, de sécurité, de livraison… ne devront-ils pas, à terme, demeurer également ouverts pour servir les commerces, services et travailleurs du dimanche ?

 

C’est toute l’organisation communale qui sera alors à revoir entièrement, avec la charge pour les communes de financer l’ouverture le dimanche des services communaux.

 

Quant aux gains économiques que ces dérogations engendreraient pour les services et commerces concernés, qu’en sera-t-il des gains financiers des secteurs des loisirs, de la restauration ou de l’hôtellerie dont l’activité se situe essentiellement le week-end, lorsque le dimanche sera un jour travaillé comme les autres ? 

 

Est également en jeu la survie des petits commerces, des artisans et des marchés traditionnels, car ils ne pourront suivre les mêmes plages d’ouverture que les grands commerces, ni s’implanter dans les zones touristiques dont les prix vont grimper. C’est donc, à terme, leur disparition et celle des emplois concernés qui sont programmées.

 

D’ailleurs, à terme, il n’y aura plus de plus-value pour les entreprises aujourd’hui concernées puisque le dimanche n’aura plus aucune particularité.

La demande de « consommation dominicale » ne constitue pas un argument car, a fortiori, toute extension du travail le dimanche limitera, par définition, le nombre de consommateurs pouvant consommer le dimanche et le volume global de consommation est étroitement corrélé à l’évolution du pouvoir d’achat.

 

Si les bénéfices économiques d’une telle mesure ne sont ni avérés à terme, ni ne profitent à tous, les conséquences de ces atteintes au repos dominical sur le bien être collectif sont par contre certaines.

 

 

Car quelle vie privée, quelle vie de famille lorsque, à terme, l’un des parents travaillera le samedi, l’autre le dimanche et auront des jours de repos hebdomadaires différents, alors que, justement, notre société souffre déjà d’une déstructuration des liens familiaux ?

 

Quelle vie associative, sportive, culturelle, philosophique en outre ?

 

Il y a là une contradiction avec la volonté affichée du gouvernement de concilier vie familiale et vie professionnelle.

 

La présumée prise en compte de la volonté des salariés de travailler le dimanche n’est pas non plus convaincante puisque le travail le dimanche ne créé pas ou peu d’emplois et génère davantage de contrats précaires, le recours à l’Intérim, aux heures supplémentaires ou complémentaires, des pressions auprès des salariés, des discriminations à l’encontre des salariés déjà en place, une absence de liberté d’acceptation ou de refus lorsque est proposé, à l’embauche, un contrat prévoyant le travail le dimanche, une pénibilité supplémentaire due à l’augmentation des amplitudes de travail…

 

 

Voici certaines des raisons qui, devraient certainement vous amener à vous opposer à l’extension des dérogations au repos dominical et qui, en tant qu’organisation syndicale, nous conduisent à lutter pour que soient, au contraire, restreintes les nombreuses dérogations déjà existantes.

 

Nous sommes prêt à vous rencontrer afin d’échanger avec vous sur ce sujet et connaître vos sentiments quant aux conséquences locales, sociales et économiques d’une telle proposition de loi dans le département.

 

Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’assurance de nos salutations distinguées.

 

 

 

 

F. NICOLETTA

Secrétaire fédéral

Responsable Commerce

 

 


Recommander

Publié dans : Les autres actions FO
Vendredi 30 mai 2008

Nous venons vers vous pour vous alerter sur les dangers que représente le projet de loi Mallié qui remet en cause le droit au repos dominical pour les salariés du commerce, mais aussi pour les salariés des entreprises au service au public.

 

Nous vous joignons à ce courriel :

 

La remise en cause du repos dominical, c’est la perte du droit de se reposer avec nos familles, nos amis, mais aussi militer auprès des associations et autres.

 

Ce choix de société vous sera confié le 10 juin à l’assemblée nationale, après être passé devant la commission sociale le 6 juin. Nous comptons sur vous.

 

Veuillez recevoir nos salutations républicaines.

 

nos coordonnées :

focommerce91@hotmail.fr

 

FO Commerce 91

12, place des terrasses de l'Agora

91000 EVRY


blog : http://focommerce91.over-blog.com/


Recommander

Publié dans : Revue de presse
Vendredi 30 mai 2008

http://www.ladepeche.fr


La question de l'ouverture des grandes surfaces alimentaires le dimanche, qui avait fait du bruit en son temps, revient à l'ordre du jour. Une réunion se tenait hier soir à la mairie pour demander au préfet un arrêté de fermeture concernant ces commerces. Jean-Charles Sutra, élu de Laroque d'Olmes, lance le bouchon en essayant de réunir dans la cité comtale tous ceux qui contestent le commerce dominical de la grande distribution. Il a contacté les syndicats et les partis politiques intéressés (PC, Verts, LCR) les associations de consommateurs (Que choisir ?, l'ADEIC) et les associations de commerçants de Foix, Pamiers, Lavelanet et Saint-Girons. À chacun de dire sa position. L'objectif de la réunion est « de mettre au point une concertation entre les gens qui sont d'accord » pour les fermetures, une coordination en quelque sorte. Des actions autres qu'une démarche auprès du préfet ne sont pas non plus exclues.

Jean-Charles Sutra appuie son argumentation sur un arrêté pris le 1er février par Jean-François Carenco, préfet de la Haute-Garonne, qui ordonne la fermeture le dimanche des établissements de commerce alimentaire dont la surface de vente est supérieure à 400 m2.

En janvier dernier, des actions avaient été entreprises en pays d'Olmes, à Laroque (Intermarché) et Bélesta (Ecomarché). Le 3 avril dernier, à la demande de Jean-Charles Sutra, le conseil municipal de Laroque d'Olmes votait pour la fermeture de l'Intermarché local, le dimanche matin. Cependant du côté de la préfecture, on répondait à ces opposants que le magasin avait le droit d'ouvrir. Jean-Charles Sutra n'en continue pas moins son action. « Cela permettra aux commerces de proximité de s'en sortir. À Laroque d'Olmes, le commerce du dimanche matin c'était la moitié du chiffre d'affaires de l'épicerie. Pareil pour l'épicier de Fougax-et-Barrineuf, près de Bélesta. la grande surface de Bélesta a eu une influence jusque dans l'Aude à Puivert. Il s'agit aussi de défendre les droits sociaux des salariés. Ils ont droit à une vie familiale, cela améliore la qualité de la vie. D'autre part, il y a la question des déplacements routiers : on fait plus de kilomètres et on rejette donc davantage de CO2 en allant dans les grandes surfaces plutôt que sur Internet ou dans les commerces de proximité. »

Des considérations sociales et écologiques, auront-elles gain de cause ?


La préfecture reste de marbre

Le syndicat FO tient le même langage que Jean-Charles Sutra en insistant sur les perturbations de la vie de famille des salariés. Même s'il y a des compensations en semaine, ce n'est pas idéal : l'un des conjoints travaille, des enfants sont en pension, bref la famille ne peut se réunir. FO milite pour le droit au repos hebdomadaire et ne croit pas que l'on puisse faire fonctionner une grande surface avec le s seuls volontaires du dimanche matin. Le directeur du magasin Casino ne souhaite faire aucun commentaire sur le sujet. Du côté de la préfecture, on met simplement la loi et son application en avant. Apparemment l'arrêté de Jean-François Crenco ne fait ni chaud ni froid et les surfaces à prépondérance alimentaire ont parfaitement le droit d'ouvrir. Le préfet ne pourrait d'ailleurs pas prendre d'arrêté, sauf en cas de trouble de l'ordre public, problème de salubrité. L'exception c'est l'arrêté qui autorise une ouverture cinq dimanches par an pendant les fêtes, pour tous les produits.


http://www.ladepeche.fr/article/2008/05/29/456693-Foix-Le-commerce-dominical-a-nouveau-remis-en-cause.html


Recommander

Rechercher

PETITION EN LIGNE

BLOG pour le Repos Dominical

Suite aux attaques et aux déclarations contre le repos dominical, la section Commerce de la Fédération FO des Employés et Cadres met en place un BLOG pour la défense de notre droit au repos hebdomadaire avec nos familles, amis, et autres...

Vos Contacts

FEC-FO COMMERCE

Françoise NICOLETTA
Secrétaire fédérale

Brice BELLON
Christophe LE COMTE
Secrétaires Adjoints

 

01 48 01 91 32

commerce@fecfo.fr

le site du commerce à FO
http://fecfocommerce.unblog.fr/

Images Aléatoires

W3C

  • Flux RSS des articles

FEC FO commerce

Hier, les vendeurs,

Aujourd'hui, les vendeurs + les salariés des banques,

Demain, les vendeurs + les salariés des banques + ... + ... + VOUS !

FO en Vidéo

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus