Images aléatoires

TOUS CONCERNES !

Hier, les vendeurs,

Aujourd'hui, les vendeurs + les salariés des banques,

Demain, les vendeurs + les salariés des banques + ... + ... + VOUS !

Vendredi 14 novembre 2008
COMMUNIQUE DE PRESSE

MALLIE RECTIFIE
POUR MIEUX PASSER !


La Section fédérale du Commerce n’est pas dupe, la nouvelle proposition de loi, déposée ces jours-ci, par Richard MALLIE, Député des Bouches du Rhône, n’est qu’un Cheval de Troie.

Maintenant, seuls les « établissements de vente au détail qui mettent à disposition des biens et des services » (ce qui ne se limite pas au commerce) seraient concernés par ce projet, mais nous n’ignorons pas que des besoins se feront sentir et amèneront d’autres secteurs à travailler le dimanche ou de l’augmenter : la sécurité, la santé, les crèches, les garderies, le transport (personnes et marchandises), la logistique...
Dans quelques temps, on nous le présentera comme une évidence.

Toute la France n’est pas concernée, mais presque, grâce à une nouvelle unité de mesure inventée pour l’occasion : « l’unité urbaine de plus de 1 000 000 d’habitants », sans oublier les zones touristiques, d’animation culturelle, non définies.
La géographie variable du Préfet, sur laquelle tout repose, offrira au voisinage l’occasion de demander des dérogations contre les distorsions de concurrence.

Le travail du dimanche ne serait pas obligatoire, mais dans les faits, il sera vivement recommandé.
« Le refus ne constituera pas un motif de licenciement », mais à l’embauche, libre aux employeurs de faire le tri et bien entendu, un salarié qui refuse d’appliquer la politique de l’entreprise pourra toujours demander une évolution salariale et sociale, libre à l’employeur de refuser !

Quant aux compensations, elles feront partie de l’enveloppe fermée « la masse salariale », ce qui revient à dire que les salariés autofinanceront celles-ci.

N’oublions pas les clients qui subiront la répercussion des coûts de fonctionnement des magasins dans les prix de vente. On ne va pas diminuer les dividendes des actionnaires.

Nous constatons le peu de courage du gouvernement de ne pas assumer ce projet de loi pour éviter toute discussion avec les organisations syndicales, en le faisant déposer par un député.

FORCE OUVRIERE continue à revendiquer le droit à la liberté de se reposer le dimanche avec les siens.

Paris, le 13 novembre 2008

Contacts :
Christophe LE COMTE
Françoise NICOLETTA
http://fecfocommerce.over-blog.com/

tél : 01.48.01.91.32
Courriel : fecfo.commerce@wanadoo.fr
BLOG : http://fecfocommerce.unblog.fr

Publié dans : Communiqués de presse fec FO - Recommander
Vendredi 14 novembre 2008
LE MONDE | 13.11.08 | 14h40

ENVOYÉ SPÉCIAL POITIERS

"Notre gros souci, c'est le travail le dimanche." Un peu rougissante, Brigitte s'est lancée la première. Exprimant ainsi la principale préoccupation de la vingtaine de salariés du commerce, militants et élus Force ouvrière (FO), venus accueillir, ce vendredi 7 novembre, leur secrétaire général, Jean-Claude Mailly, au Géant Casino de Poitiers.

"Pas question de laisser faire, on va démarrer une campagne auprès des députés, d'autant qu'ils ne sont pas tous d'accord à l'UMP", répond ce dernier. "C'est stupide comme réponse à la crise, et derrière cette proposition gouvernementale, il s'agit de banaliser cette journée, pas seulement dans le commerce mais aussi dans les services, et de payer le dimanche comme les autres jours", affirme M. Mailly, qui sillonne le pays à l'occasion de la campagne pour les élections prud'homales mercredi 3 décembre.

Dans ce département de la Vienne, la réforme envisagée par le gouvernement fait d'autant plus parler qu'employeurs et syndicats s'étaient mis d'accord pour limiter à deux par an les dimanches travaillés. "On a un allié de poids avec la chambre de commerce et d'industrie", se réjouit Alain Barreau, le représentant local de FO. Invité avec les salariés à la cafétéria, le directeur du Géant Casino, Philippe Vila, confirme : "Nous n'avons pas besoin d'ouvrir le dimanche, il n'y a pas de demande."

"MORT DU PETIT COMMERCE"

Une heure plus tard, Jean-Claude Mailly a rendez-vous avec le président de la CCI, Jean-Bernard Lasalle. Ce responsable patronal raconte comment il veille lui-même à la stricte application de l'accord en n'hésitant pas à décrocher son téléphone pour rappeler à l'ordre les gérants de magasin. "J'ai négocié en 2003 un accord sur le travail le dimanche et, quand il y a un problème, j'appelle et j'arrive à faire fermer les magasins en les convainquant que le porte-monnaie des consommateurs n'est pas extensible", explique M. Lasalle. Adhérent du Medef, il est pourtant en désaccord avec sa présidente, Laurence Parisot, favorable au travail le dimanche. "Je ferai tout le nécessaire pour me battre, parce que, dans quelque temps, ce sera la mort du petit commerce", explique-t-il. Jean-Claude Mailly n'en demandait pas tant.

Après un déjeuner pris avec les militants, le numéro un de FO développe l'argumentaire devant quelque 150 personnes. Dans la salle des fêtes de Buxerolles, M. Mailly enfonce le clou sur le travail le dimanche et le "travailler plus" prôné par le chef de l'Etat. "Il est anormal que quand des enseignes ne respectent pas la loi, lance-t-il, le gouvernement, au lieu de les sanctionner, décide qu'il faut, en changeant la loi, rendre légal ce qui était illégal." Le responsable syndical brocarde l'incohérence du gouvernement, de Xavier Bertrand, rebaptisé le "ministre du travail-le-dimanche", et de Xavier Darcos, surnommé le "ministre Pampers" - depuis que celui-ci a déclaré que les enseignants en maternelle changeaient les couches. "On supprime l'école le samedi matin pour que les enfants puissent rester avec leurs parents, et on envoie les salariés travailler le dimanche, où est la logique ?", s'interroge Jean-Claude Mailly.

Prud'homales obligent, le secrétaire général de FO attaque violemment l'accord sur la représentativité soutenu par la CGT, la CFDT, le Medef et la CGPME. "Nous, globalement, on n'a pas peur. Même si on souffrira dans certaines entreprises comme tous les autres syndicats", déclare-t-il. A 17 heures, M. Mailly, avant le "dernier verre" avec les militants, s'engouffre dans la grosse berline qui le ramène à Paris.

Rémi Barroux
Article paru dans l'édition du 14.11.08.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/11/13/dans-la-vienne-syndicats-et-patrons-font-front-commun_1118090_823448.html

Publié dans : Revue de presse - Recommander

Rechercher

FO et les Autres

W3C

  • Flux RSS des articles

POURQUOI CE BLOG

Suite aux attaques et aux déclarations contre le repos dominical, la section Commerce de la Fédération FO des Employés et Cadres met en place un BLOG pour la défense de notre droit au repos hebdomadaire avec nos familles, amis, et autres...

Vos Contacts

FEC-FO COMMERCE

Françoise NICOLETTA
Secrétaire fédérale

Brice BELLON
Christophe LE COMTE
Secrétaires Adjoints

 

01 48 01 91 32

commerce@fecfo.fr

le site du commerce à FO
http://fecfocommerce.unblog.fr/

moblogging sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus