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Jeudi 9 juillet 2009
JOUR APRÈS JOUR DU JEUDI 9 JUILLET 2009

Proposition de loi sur le travail dominical
> «UNE VASTE LOI D’AMNISTIE POUR LES PATRONS VOYOUS»

Alors que les promoteurs du texte s’emploient à en minimiser la portée au Parlement, la fédération des employés et cadres FO explique qu’il couvre les comportements illégaux et ouvre la voie à une généralisation du travail 7 jours sur 7.
«Proposition de loi réaffirmant le principe du repos dominical et visant à adapter les dérogations à ce principe dans les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines grandes agglomérations pour les salariés volontaires». Le titre du texte en débat actuellement à l’Assemblée nationale résume l’hypocrisie des promoteurs du travail le dimanche. Le gouvernement et la majorité veulent faire croire que la modification des règles sera de portée limitée. Selon le ministre du Travail Xavier Darcos, son objectif est uniquement de «mettre un terme à la jungle qui existe aujourd'hui». Cette proposition, dit-il, «protège les salariés» et «soutient les entreprises». Il affirme qu’il n’est pas question de supprimer le repos du dimanche, ni d'ouvrir la voie à une généralisation du travail dominical. En fait, le texte prévoit non seulement de régulariser les pratiques illégales de certaines enseignes mais aussi d’étendre le travail dominical dans les grandes agglomérations (Paris, Lille, Marseille), dans des «périmètres d'usage de consommation exceptionnels» (« PUCE »), ainsi que dans les communes «touristiques ou thermales» et «zones touristiques d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente», dont les contours pourraient être extensibles au gré des pressions locales (voir nos articles des 24 juin et 1er juillet 2009).

Au sujet des compensations salariales, le ministre a expliqué qu’il y aurait «des conventions salariales qui permettront de régler la manière dont les salariés seront mieux protégés, mieux payés et qu'à défaut d'accord on pourra les payer double» tandis que pour ceux qui travaillent déjà, «il y a déjà des conventions de toute nature qui ne leur permettent peut être pas d'être payés double, mais d'avoir des récupérations, des systèmes diverses qui protègent le droit des salariés». Une façon de reconnaître la future inégalité entre salariés du dimanche. Si dans les «PUCE» chaque salarié travaillant le dimanche sur la base du volontariat bénéficiera d'un repos compensateur et percevra une rémunération au moins double, la possibilité d'ouvrir de plein droit dans les communes touristiques ou d’«affluence exceptionnelle» ne laisserait place ni au volontariat ni au repos compensateur, ni même à une quelconque contrepartie salariale obligatoire. D’ailleurs, quelle que soit la zone concernée, le volontariat est un leurre: la pression de l’entreprise sera telle lors de l’embauche que le salarié, n’aura pas d’autre choix que d’accepter les conditions du contrat.

«Les contorsions rhétoriques du ministre visent à masquer une vulgaire arnaque», a réagi Françoise Nicoletta, au nom de la fédération FO des employés et cadres (FEC-FO). Elle dénonce «une vaste loi d’amnistie pour les patrons voyous, dont on a toléré les comportements illégaux et à qui on donne un blanc seing pour ne pas respecter d’autres lois». Mais «c’est aussi et surtout un nouveau coin que l’on veut enfoncer dans le droit du travail, prélude à une généralisation du travail dominical», ajoute-t-elle. Alors qu’aujourd’hui «le repos hebdomadaire doit être donné le dimanche», la proposition de loi dispose que «dans l’intérêt des salariés, le repos hebdomadaire est donné le dimanche». FO s’interroge: «qui déterminera l’intérêt du salarié»?

http://www.force-ouvriere.fr/page_principal/semaine/index.asp?id=1838&2009/7/9/Proposition-de-loi-sur-le-travail-dominical-Une-vaste-loi-d-amnistie-pour-les-patrons-voyous

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Mercredi 1 juillet 2009
JOUR APRÈS JOUR DU MERCREDI 1 JUILLET 2009

Temps de travail
> NOUVELLE ATTAQUE CONTRE LE DIMANCHE

Une nouvelle proposition de loi doit être présentée le 6 juillet au parlement. À l'approche du débat, FO dénonce le chantage à l'emploi d'enseignes de bricolage, qui ont annoncé des licenciements pour faire pression sur le législateur.

Remaniée ou pas, la nouvelle proposition de loi sur l’extension du travail dominical ne passe pas. C’est sans doute pourquoi, à une semaine du débat parlementaire – le texte du député de la majorité Richard Maillié doit être examiné le 6 juillet prochain – le chef de l’État a fait mardi une énième sortie sur le sujet en brandissant sa marotte sur la nécessité d’ouvrir le dimanche tous les magasins des Champs-Élysées. Il a utilisé cette fois la récente visite la famille du président américain Barack Obama. «Est-ce qu'il est normal que le dimanche, quand Mme Obama veut avec ses filles visiter les magasins parisiens, je dois passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir?», a lancé le président de la République, lors d'une table-ronde sur l’avenir du quartier de La Défense (Hauts-de-Seine). «Faut-il absolument que les magasins soient ouverts aux heures et aux jours où les gens ne peuvent pas faire leurs courses?», s'est-il encore interrogé. D’ailleurs, pour lui, le quartier de la Défense et «tout Paris» devraient être considérés comme une zone touristique, la proposition Maillé devant étendre les dérogations aux communes dites touristiques ou thermales sur la base du «volontariat» des salariés (voir notre article du mercredi 24 juin 2009).

M. Sarkozy espère ainsi convaincre un certains nombre élus de sa propre majorité qui se sont de nouveau émus mardi de cette sixième version, dont ils craignent qu’elle n'ouvre la boîte de Pandore ayant conduit au retrait précipité de la précédente mouture en décembre dernier. «Je suis pessimiste», a expliqué l’un d’eux, avant de pointer le risque d’une généralisation du travail dominical, notamment sous l’influence des entreprises. Outre la pression de l’exécutif, les parlementaires subissent en ce moment celle des employeurs intéressés par un tel changement de loi. La fédération FO des employés et cadres (FEC-FO), qui mène une vaste campagne contre les ouvertures dominicales sans autorisation, a ainsi dénoncé lundi le «chantage» à l'emploi des enseignes de bricolage Castorama et Leroy Merlin dans le Val-d'Oise. Contraintes par la justice de fermer leurs magasins le dimanche sous peine d’astreintes financières impoetantes, les deux entreprises envisagent de supprimer des dizaines d’emplois, essentiellement ceux occupés par des étudiants travaillant le week-end. Ces annonces n'ont «qu'un seul but», estime FO: «faire pression sur le législateur», à l'approche de l'examen à l'Assemblée nationale. Interrogée par l'AFP, une porte-parole de Castorama a reconnu sans ambages que «si la loi passe, les licenciements seront abandonnés».

Par ailleurs, la direction de Leroy Merlin de Montigny-Les-Cormeilles (Val-d'Oise) devait comparaître hier devant le tribunal pour «emploi illégal» de salariés le dimanche. Cette action en justice, c’est une première, est portée par l'inspection du travail afin de faire respecter le résultat d’une procédure engagée par FO. «Cela montre aussi, qu’en cas de changement de réglementation, le prétendu "volontariat" des salariés sera bien compliqué à faire respecter alors qu’une enseigne de cette taille malgré sa condamnation refuse de respecter aujourd’hui le droit du travail», a commenté le leader de la FEC-FO, Serge Legagnoa. Pour lui, «tout cela est le résultat du combat syndical déterminant contre le travail du dimanche». Et de se féliciter : «ça tangue et c’est tant mieux!».


http://www.force-ouvriere.fr/ - Jour après jour

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Mardi 30 juin 2009


Monsieur Xavier DARCOS
Ministre du Travail
127 RUE DE GRENELLE
75700 PARIS

Lettre ouverte

Monsieur le Ministre,
Nous avons appris que les entreprises CASTORAMA et LEROY MERLIN, qui occupent des salariés illégalement le dimanche, ont pris prétexte de ce qu’elles avaient reçu l’injonction de respecter la Loi pour entreprendre des plans sociaux en vue de licencier leurs salariés ou de baisser leur rémunération.

Ces plans sociaux feront l’objet d’une instruction par les services de la DDTEFP du département du Nord, là où elles ont leur siège social, alors même que les établissements concernés sont localisés dans le Val d’Oise.

Ces deux employeurs ont fait travailler leurs salariés le dimanche en toute illégalité, au mépris du Code du Travail et de la convention n°106 de l’Organisation Internationale du Travail et surtout au mépris de l’intérêt des salariés, et ce, pendant de nombreuses années.

C'est la raison pour laquelle nous avons obtenu en justice que ces deux enseignes, parmi d’autres, soient contraintes au respect de la règle sociale sous astreinte financière dissuasive.

Nous avons également, par différentes lettres ouvertes, proposé à ces deux enseignes de renoncer à percevoir le montant des astreintes qu’elles ont été condamnées à verser à notre organisation syndicale en échange du maintien de l'emploi et de la rémunération des salariés employés le dimanche et la fermeture des magasins le dimanche.

A ce jour, ces deux employeurs ont rejeté ces offres.

Elles se prévalent aujourd’hui de la tolérance de l’administration à leur endroit pour justifier la violation de la règle sociale. Elles ont préparé des plans sociaux visant à faire supporter par les salariés les conséquences de leurs décisions passées de se placer dans la plus totale illégalité.

Il n’y a là aucun motif économique, ces entreprises ne pouvant se prévaloir de leur violation de la Loi pour justifier aujourd’hui le licenciement de salariés qu’elles ont engagés alors que la législation leur interdisait de le faire.

Nous pensons que l’annonce de ces nombreux licenciements n'a qu'un seul but : faire pression sur le législateur afin de tenter de justifier, de manière détournée, la proposition de loi du député Mallié, et ce, au mépris des conditions de travail des salariés, de leur santé physique et morale, de l’idée d’une journée de repos commune à l’ensemble de la
société et des engagements internationaux de la France.

Nous sommes d'accord avec le Président de la République qui a dit, en substance, au cours de son allocution du 15 juin devant l’OIT et dans son message adressé à cette organisation, qu’il fallait rendre ces normes internationales obligatoires et a rappelé ainsi son attachement au respect des normes sociales.

C'est pourquoi, nous vous demandons de solliciter les directions départementales du travail pour instruire ces plans sociaux et leur rappeler qu’ils n'ont aucune base légale et plus généralement en intervenant par tous les moyens dont dispose l’administration.

Une copie de la présente lettre ouverte est adressée à la DDTEFP du Nord et à la DDTEFP du Val d’Oise.

Nous sommes dans l’attente de vous lire et restons à votre disposition si vous le souhaitez pour vous fournir toutes les précisions qui vous paraîtront utiles.

Ne doutant pas que vous prendrez notre demande en considération, dans l'intérêt des salariés concernés et dans le respect des annonces du Président de la République, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l'assurance de notre haute considération.

Françoise NICOLETTA
Secrétaire fédéral
Secrétaire du Commerce

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Mardi 30 juin 2009
Nos Camarades FO METAUX nous apportent leur soutien dans le cadre de la défense du Repos Dominical.

Vous pouvez visiter leur blog ci-dessous :


http://www.les-militants-de-fo-dans-la-loire.org/spip.php?breve261



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