FO s’élève contre un arrêté du préfet de la région parisienne qui a établi un périmètre excessif afin d’autoriser le
maximum de magasins à ouvrir tous les jours de la semaine. Au mépris des
droits des salariés.
FO s’est élevée en début semaine contre un arrêté de la préfecture d'Ile-de-France établissant la liste des communes de l'unité urbaine de Paris qui pourront déroger au repos dominical. Pris
le 8 septembre par le préfet de Paris et de la Région, cet arrêté (contre lequel l’avocat de FO, Vincent Lecourt, vient de former un recours) a mis sur la liste des communes ne répondant pas aux
critères fixés par la loi. Environ un tiers des 1.281 communes de la région parisienne ont été intégrées dans un vaste «périmètre d'usage de consommation exceptionnel» (PUCE) où les dérogations
pourront se multiplier sans restriction. Pour Maître Lecourt, cela a pour effet de créer «des rattachements de manière artificielle à l'unité urbaine de Paris» et d'élargir «par exemple de 10% le
nombre de communes bénéficiaires dans le Val-d'Oise».
La section Commerce de la fédération FO des employés et cadres (FEC-FO) a réagi, poursuivant son combat contre la généralisation des ouvertures dominicales des magasins. Car, explique Françoise
Nicoletta (FEC-FO), «on est là pour rappeler aux pouvoirs publics, comme aux entreprises, que le vote de la loi du 10 août 2009 ne doit pas les autoriser à faire n’importe quoi pour piétiner le
Code du travail à des fins commerciales».
Selon la loi, un PUCE doit correspondre à une situation démographique et géographique objective, établie sur la base des données statistiques publiques. Est «considérée comme une unité urbaine un
ensemble d'une ou plusieurs communes présentant une continuité du tissu bâti (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants». De plus, chaque
commune de l'unité urbaine doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. La population de l’unité doit être d’au moins un million d’habitants. Le périmètre en question doit
également prendre en compte les habitudes de consommation dominicale caractérisées par leur ancienneté, leur constance, leur ancrage dans les pratiques commerciales de l’espace considéré.
Avec l’interprétation extensive du préfet, observe FO, «il n’échappera à personne que sur les communes qui ont été artificiellement classées figurent des enseignes qui ouvrent illégalement le
dimanche, comme Montsoult (Val-d’Oise) où est situé (en plein champ) un Leroy Merlin condamné par la justice avant le vote de la loi». Pour Françoise Nicoletta, «cela ne fait que confirmer la
justesse du combat de FO contre cette loi dont on nous disait qu’elle ne devait servir qu’à adapter les dérogations au principe du repos dominical». Quant aux entreprises ayant décidé d’ouvrir le
dimanche, ajoute-t-elle, «sans compter la notion de volontariat difficilement appréciable surtout en période de chômage actuelle, on constate que celles-ci n’hésitent plus à créer des
discriminations entre les salariés des "PUCE" qui touchent – en l'absence d'accord collectif – une rémunération au moins double et les autres situés dans des zones où le travail du dimanche est
obligatoire sans majoration salariale».
Le CCN demande l’abrogation de la loi du 10 août 2009 sur le travail du dimanche qui ne fait que légaliser des ouvertures dominicales jusque là pratiquées illégalement. Cette extension ne visant, à
terme, qu’à généraliser le travail du dimanche à l’ensemble des secteurs d’activité qu’ils soient privés ou publics.
Pour le CCN, ce texte est porteur d’injustices sociales et économiques et ne fera qu’accroître la pression sur des salariés déjà touchés par la précarité. Le CCN demande à toutes les structures de
la cgt FORCE OUVRIERE de rester mobilisées afin de combattre cette banalisation du travail du dimanche et d’aider les syndicats qui vont être confrontés à ce nouveau dispositif, en ayant pour
premier objectif de faire respecter le principe d’égalité de rémunération entre les salariés.
Notre organisation syndicale souhaite au travers de ce courrier attirer l’attention des élus locaux des collectivités territoriales, concernés par ce dossier du travail
dominical afin d’éviter toute dérive et généralisation du dispositif à des fins commerciales au détriment des droits sociaux et familiaux.
La proposition de loi dite mallie tendant à étendre le
travail du dimanche dans les bassins urbains de la région parisienne, aix – marseille, lyon et de
lille a été adoptée définitivement ; dans l’attente des prochains décrets d’application fin septembre,
la circulaire dgt/20 du 30 août portant application de la loi 2009-974 du 10 août 2009, précise les zones
touristiques et les puce, périmètres d’usage de consommation exceptionnel.
L’arrêté préfectoral du préfet de région, Mr D. CANEPA, a fixé les 407 villes dont la totalité des hauts de seine, de la
seine st Denis et du val de marne comme un possible périmètre puce.
Une procédure autorise les maires à répondre aux éventuelles demandes et à soumettre la création de PUCE au
travers d’une délibération du conseil municipal, au préfet du département ; les acteurs économiques et sociaux ( cci, métiers et artisanat, employeurs, syndicats ) seront
consultés pour avis.
Dans le passé, notre Organisation syndicale avait alerté les
élus et députés du val de marne, comme engagé les procédures juridiques et contentieuses à l’encontre des enseignes commerciales se plaçant dans
l’illégalité du travail dominical sans autorisation préfectorale, ce qui est encore le cas aujourd’hui.
Cela s’est traduit devant les tribunaux d’instance, de grande instance, de cour d’appel, de cour de cassation et du tribunal administratif.
En ce sens, tout un chacun ne saurait ignorer la loi et la législation en la matière et se soustraire
alors aux obligations du Code du Travail.
C’était le sens de notre démarche syndicale départementale d’alerter les contrevenants par lettre
recommandée, de saisir les pouvoirs publics ( inspection du travail, ddte, préfecture) et d’agir en conséquence avec la persistance des
infractions !
…/…
Aujourd’hui, comme l’a indiqué et précisé le ministre du
travail, Mr xavier darcos, et ses services,
« il s’agit de traiter les usages existants, pas d’en générer d’autres ; un préfet ne peut accepter la création d’un PUCE que si la zone commerciale avait l’habitude d’ouvrir le
dimanche et attirait un flux important de clientèle venue d’ailleurs ».
A nos yeux, cette affirmation et cet engagement limitent l’extension du travail dominical et excluent
les centres commerciaux fermés à ce jour, ce qui nuiraient encore aux commerces de proximité des centres villes.
De plus cela sous-entendrait une contradiction avec le Grenelle de l’environnement, où les clients seront de plus en plus nombreux à prendre leurs voitures à se déplacer le dimanche, donc consommation d’énergie et dégagement
de CO2.
Enfin, cela affaiblirait enfin toute vie sociétale et familiale( culture, loisirs, sport, …).
en conséquence, avec notre syndicat départemental du commerce ( bhv, leroy merlin, sfr, métro,
castorama, boulanger, c & a, galeries lafayette, ikea, marionnaud, saturn, etc ..), l’union départementale force ouvriere 94 n’acceptera pas une généralisation du travail dominical par une banalisation
des puce.
Le respect du droit en matière des salariés attirera notre attention ( volontariat, doublement du
salaire, repos compensateur, aucune sanction ou mesure discriminatoire liée au refus ,).
Notre Organisation syndicale demeure à votre disposition pour
en discuter de vives voix au besoin.
Persuadé de votre attention à la situation du travail dominical menaçant les salariés et leurs emplois,
veuillez agréer, madame, monsieur le maire,
l’expression de mes sincères salutations.
sa généralisation est en marche avec la loi mallié, les salariés ignorés, les citoyens privés d’un jour commun…
Force Ouvrière constate que l’idéologie l’emporte sur l’intérêt économique et social : 504 communes et
zones touristiques concernées, voire plus selon leur extension ou création, élargissement aux PUCE- périmètre d’usage de consommation exceptionnel comme plan de campagne (13) ,thiais vilLage (94) pourraient bien le devenir avec une décision
préfectorale !
La faible majorité au Sénat ( 165 pour/ 159 contre) atteste de la perplexité, y compris au sein de la majorité, face aux mensonges du gouvernement, qui n’a eu de cesse de marteler qu’il s’agit d’un texte
équilibré.
Or, le texte voté par le Sénat est source d’inégalités :
Inégalité entre les salariés contraints de travailler le dimanche ou non selon les zones où ils se
situent ;
Inégalité encore, puisque certains salariés travaillant le dimanche sont payés double tandis que d’autre ne
le sont pas.
Les salariés n’ont pas été entendus malgré les informations portées à la connaissance des Parlementaires qui
doivent donc assumer leurs responsabilités.
Le but de cette loi n’est pas de permettre à ceux qui le souhaitent de travailler le dimanche pour
« gagner plus » mais simplement de légaliser des pratiques condamnées judiciairement et pour lesquelles des employeurs ne souhaitaient plus payer d’indemnités.
Pour preuve, les nombreux amendements destinés à garantir le volontariat et le paiement double pour tous les salariés travaillant le dimanche ont été rejetés par le Sénat.
C’est une France à deux vitesses, porteuse d’injustices sociales et économiques ainsi que des pressions sur
les salariés en perspective que l’on promet aux travailleurs…
C’est une société qui ne disposera plus d’un jour commun pour échanger et se rencontrer que le Parlement
vient d’entériner sans conviction…
La décision du Conseil constitutionnel jugée décevante et peu convaincante
Force Ouvrière regrette la décision rendue par le Conseil constitutionnel à propos de la loi relative au travail le dimanche
adoptée en juillet 2009.
Le Conseil constitutionnel déclare les dispositions cette loi conformes à la Constitution, à la seule exception de celle
prévoyant qu’à Paris les zones touristiques sont fixées par le Préfet de Paris.
Le Conseil constitutionnel permet ainsi l’entrée en vigueur d’une loi porteuse de régression sociale et d’injustice
sociale.
Cette décision n’est pas seulement décevante. Elle est aussi peu convaincante.
La Constitution proclame clairement le droit au repos et le principe d’égalité devant la loi.
Le Conseil constitutionnel en retient une conception compréhensive, au détriment des garanties constitutionnelles auxquelles
pourraient prétendre les salariés.
En témoigne tout particulièrement le rejet du grief tiré de l’inégalité de traitement instituée entre les salariés travaillant
le dimanche.
Force Ouvrière s’attachera donc à la préservation des droits des salariés au stade de l’application à venir de cette
loi.
Aussi engagé contre cette généralisation et banalisation du travail dominical ouvert début septembre 2007 avec l’ouverture de
l’espace commercial de Thiais village, l’union départementale FO 94 continue ce combat avec
les recours en cours devant le tribunal administratif de Melun, le tgi de Créteil contre la vingtaine d’enseignes en infraction
mais aussi malgré nos avertissements, contre les trois enseignes boulanger de Créteil, Villiers et ormesson.
La loi en la matière comme le code du travail s’appliquent à tous, c’est comme le permis de conduire, le permis de construire, la création de commerces avec la cdac,….tout employeur ne saurait se
soustraire à ces obligations et à la réglementation.
A retenir des scrutins publics, comme l’ud FO 94 avait sensibilisé les élus du val de marne à ce dossier
:
pourPatrick Beaudouin, jacques Alain benisti, gilles carrez, richard dell’agnola, Didier gonzales, Michel herbillon, Henri plagnol,
Contre :Laurent cathala, jean
yves le bouillonnec, rené rouquet, pierre gosnat,
Sénat22
juillet 2009 : (165 POUR/ 159 CONTRE°)
pourChristian Cambon, Catherine procaccia
Contre : jean jacques jegou, serge lagauche, Odette terrade, jean François voguet
Comme lors du CNE, aujourd’hui FORCE OUVRIERE entend saisir l’Organisation internationale du travail et le Bureau international du
travail car la loi mallié serait contraire à la convention 106 du repos
hebdomadaire !