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TOUS CONCERNES !

Hier, les vendeurs,

Aujourd'hui, les vendeurs + les salariés des banques,

Demain, les vendeurs + les salariés des banques + ... + ... + VOUS !

Extrait Journal des Employés et Cadres

Mercredi 23 septembre 2009
La Loi Mallié sur le travail du dimanche vient régulariser l'infraction de nombreux patrons du jecn15.jpgcommerce qui ont enfreint la loi sur le repos dominical depuis des années. Le repos dominical est considéré, à juste titre, comme une institution française car il est un régulateur sans faille des valeurs traditionnelles et républicaines concernant la famille, la culture, les associations, le sport, et j'en oublie tellement d'autres…

 

Ce texte va non apporter des inégalités pour les salariés concernés mais va à l'encontre du Grenelle de l'environnement. Il est une véritable boîte à Pandore pour banaliser à terme le travail du dimanche.

Tous les salariés concernés qui n'auront d'autres choix que de travailler le dimanche parce que le choix ne s'imposera pas, sauront se souvenir le moment venu de cette position antisociale : dans leurs luttes, dans leurs votes, les occasions ne manqueront pas !

Didier

 

Je suis un employé du commerce, précisément je travaille aux établissements boulanger dans le Nord de la France. Ma surprise fut totale quand j'appris que le centre commercial où je travaille risquait de faire partie d'un PUCE.

Mes collègues de travail et moi nous nous posons de multiples questions et attendons des réponses de notre cher Président.

J'ai 40 ans et pas de Rolex. Qu'ai-je fait de ma vie !! Je vis séparé de ma femme avec, à ma charge, 3 merveilleux enfants que j'élève seul envers et contre tout.

Le mercredi, je travaille. Le samedi, je travaille. Et maintenant, je vais devoir travailler le dimanche !!

Au secours, M. Le Président. Je n'ai pas les moyens de me payer une nourrice. Dois-je les abandonner à la DASS ou assumer le fait que mes enfants ne vont plus me reconnaître au bout de quelques mois ?

J'attends une réponse rapide de la part du Président à moins que Carla puisse garder mes enfants !!!

Rudy

 

C'est honteux. C'est le seul jour où toute la famille se retrouve car la semaine les parents travaillent et les enfants ont cours. Des gens se sont battus pour avoir ce jour de repos et le capitalisme est en train de nous bouffer. En plus le volontariat (mon œil) pour les nouveaux contrats de travail ; ou le postulant travaille le dimanche ou il ne sera pas pris. Et aussi à voir la rémunération (gros problème) certains seront payés double plus un jour de récupération, d'autres payés double mais pas de récupération et d autres n’auront rien, ils auront leur jour de repos dans la semaine, point.

Merci Sarko.

Philippe

 

Ce que je peux dire, c'est que d'un point de vu commercial le même chiffre s’étalera sur 7 jours et plus sur 6. C'est comme avec les soldes flottantes, on arrive même plus à vendre les fringues au prix fort parce que les gens attendent les promos à répétition !!! Trop de soldes tuent les soldes !!! Pour le dimanche, on sera obligé de travailler car le volontariat, quand on est une équipe de 5, ce n'est pas gérable. Plus de dimanche, en famille donc toujours du stress !!! En ce qui me concerne je suis contre. C'est aller contre les Droits de l'Homme, c'est-à-dire la LIBERTE !!!

Maggy

 

C'est, à mon sens, le plus grand recul social de tous les temps et, d'un point de vu historique, une aberration anachronique !

Marc

 

Si l’ouverture des dimanches était avec des tarifs de vente 10% plus cher que les jours ouvrables comme dans les pharmacies, on constaterait vite que la majorité des clients ont le temps de venir acheter la semaine.

Pour combattre la maladie, on ne peut pas attendre le lendemain. Pour des achats de bien être, on peut attendre.

Aujourd’hui, les commerces sont concernés et demain ce sera le tour des transports, des crèches, des banques etc. etc. etc.

Plus payés ? Ne soyons pas naïfs, nos dirigeants feront valoir que le dimanche est un jour comme les autres, au même tarif que les autres. Il suffit de voir les jours fériés : au début il y avait une prime, aujourd’hui à Darty c’est un jour comme les autres au même tarif que les autres et pas sur la base du volontariat mais avec l’obligation d’être présent.

 Guy

 

Lorsqu'il en a été question, ma première réaction a été : mais jusqu'où vont-ils aller ? Lorsque j'ai su que la loi était passée, je me suis demandée pourquoi nous n'avions pas plus réagi (comme pour le CNE).

Autour de moi, les gens sont révoltés mais… résignés aussi. Qu'est-ce que l'on peut faire de toute manière, ils font ce qu'ils veulent ! Voilà ce que j'entends le plus. Je les comprends mais nos grands-parents se sont battus pour avoir des droits et aujourd'hui on nous les supprime. Ras-le-bol, que sous prétexte de la crise, nous devrions être corvéables à souhait pour sauver, soi-disant nos emplois. Je ne suis pas du genre à être opposée systématiquement au patronat mais là trop c'est trop. Nous sommes en train de maintenir les profits de nos chers patrons au détriment de notre vie familiale. Comment expliquer à nos enfants que nous ne pourrons pas être là au match de foot parce que maman travaille, comment expliquer aux grands-parents que le repas de famille dimanche midi ne peut pas se faire parce que papa travaille, comment expliquer aux enfants que notre jour de repos est le jour où eux sont en classe… Et après ce sera au tour des sociétés de services d'ouvrir le dimanche car il faudra bien faire garder les enfants, livrer (plus le temps en semaine), faire comme les autres au nom de l'égalité (quand ça les arrange).

De plus, avec la complexité des différents accords, il devient difficile de s'y retrouver pour les salariés.

Les salariés du privé ont besoin de se sentir soutenus.

Véronique

 

Concernant la nouvelle loi sur le travail dominical, je te donne ma position en dépit du fait que je travaille dans une branche “l'ameublement” qui en est exclue, puisque depuis janvier 2008, elle fait partie des dérogations permanentes comprises dans le nouveau code du travail. Malgré cela, et l'argument principal des enseignes de l'ameublement que cela permettrait de créer des emplois, un an après, nous voyons le résultat : 800 suppressions de postes à CONFORAMA et les magasins les plus impactés par ces suppressions sont les établissements d’Ile-de-France (étonnamment les seuls à être ouverts le dimanche, avec Plan de Campagne !!! Cherchez l'erreur !!!)

Il existait des dérogations qui autorisaient le travail du dimanche. La nouvelle loi les étend largement. La loi vise de fait à la disparition du droit au repos hebdomadaire dominical. Par l’intermédiaire de cette loi, le dimanche devient un jour comme les autres.

Les députes UMP ont remodelé la société pour répondre uniquement à leurs intérêts. Ils nous racontent chaque jour que les salariés se plaisent à être employés le dimanche sur la base du volontariat, que cela leur permet de gagner plus. Mais en réalité, pour de nombreux travailleurs, il ne s’agit pas de travailler plus pour gagner plus, mais tout simplement de travailler pour avoir un salaire décent, afin de pouvoir vivre dignement. La question n’est donc pas de déréglementer un peu plus le travail, mais d’augmenter les salaires. De plus, en étendant le travail du dimanche, la majoration du salaire risque de disparaître et le dimanche deviendra ainsi un jour comme les autres. Bien au contraire, le repos dominical est et doit rester un repère collectif dans la société. Il permet de structurer, socialement et économiquement. S’il est nécessaire de permettre aux populations d’avoir des loisirs, de se cultiver ou de voyager le dimanche, cela ne doit pas servir de prétexte à étendre le travail du dimanche à l’ensemble des secteurs.

C’est bien en donnant des règles collectives que nous pourrons renforcer les liens sociaux au sein de cette société qui a bien besoin de retrouver des valeurs de solidarité. C’est en renforçant les garanties collectives pour les salariés, que nous pourrons dans le même temps assurer leur liberté individuelle et collective, à commencer par celle d’avoir un travail et de pouvoir en vivre décemment. Le travail dominical reste incontournable pour les secteurs de l’information, de la santé, de la restauration, des transports, des activités sportives et culturelles, dans certaines industries, pour des raisons techniques ou encore dans certains commerces. La loi en détermine déjà un certain nombre. Au-delà, aucune raison, qu'elle soit économique ou sociale, ne justifie un élargissement des dérogations déjà̀ nombreuses sur le travail du dimanche.

Au-delà de cette loi, ce que je redoute le plus c'est l'effet domino, comme pour l'amendement DEBRE dont la portée a été toute aussi mal maîtrisée que ses fondements juridiques. Cet amendement a dépassé les espérances du secteur de l'ameublement, qui ne revendiquait cette dérogation que pour la seule Région Parisienne. Il a obtenu une dérogation de portée nationale. Cette nouvelle dérogation leur a été accordée, sans même la moindre contrepartie pour les salariés concernés et sans aucune consultation des organisations syndicales.

Je ne dénigre pas les partisans du travail dominical, même si je ne partage pas leurs convictions, et continuerai de défendre les miennes. Avant tout, je souhaite que soit respecté l’état de droit et les règles démocratiques qui obligent à affronter ce choix de société, non par la bande, mais de manière frontale.

Je rappelle aussi que la dérogation qui concerne l’ameublement s’applique sur la France entière et que chacun est donc aujourd'hui concerné, en ce, et y compris, les parlementaires qui se sont vus assurer que cette lèpre ne passera pas les limites du département sur lequel ils sont élus. Il suffit aujourd'hui qu'une seule enseigne d’ameublement ouvre le dimanche pour contraindre les enseignes qui sont dans la même zone de chalandise, dans tous ces autres secteurs à devoir suivre ou à subir la distorsion de concurrence.

Les enseignes d’ameublement sont déjà en phase d’expérimentation sur l’extension de l’ouverture dominicale en province, tel qu’IKEA à Dijon, et ce mouvement ne fera que s’amplifier là où des tentatives ont été faites par le passé.

Il ne fait nul doute que la clientèle va se précipiter vers ces nouveaux lieux de consommation, aidée en cela à grand renfort de promotion et de marketing, en changeant ses habitudes de consommation. Au regard de ce résultat désastreux, j’invite chacun à la relecture de la Loi Mallié. Elle vise à accorder des dérogations dans l’ensemble de la Région Parisienne, des grandes métropoles d’aujourd’hui et de demain ainsi que dans les zones touristiques à l’ensemble du secteur marchand. Ces nouvelles dérogations, loin de supprimer les anciennes, viennent s’ajouter à celles existantes et maintiendront « les régimes spéciaux ». Cela obligera, là encore, et en suivant la même logique qui la conduit actuellement, l’autorité administrative à concéder une dérogation aux commerces exclus de ces zones qui risquent de souffrir d’une distorsion de concurrence.

Que feront les commerces des zones limitrophes, conscients de la déperdition de clients, ils demanderont une autorisation temporaire qui ne pourra pas leur être refusée et qui leur sera accordée de manière permanente. Ils y seront contraints. Ils ne le feront pas pour conquérir de nouvelles parts de marché, mais pour ne pas perdre leur clientèle. Leurs propres clients risquent autrement de faire 50 kilomètres pour se rendre dans l’enseigne du département d’à côté qui sera autorisée à ouvrir et acheter ce qu’ils auraient pu acheter tout aussi bien chez le commerçant d’à côté.

De proche en proche, toute la France sera couverte, à l’exception des zones les plus rurales pour lesquelles l’enjeu ne vaudra pas les coûts et qui seront une fois de plus confrontées à l’inégalité qu’elles subissent déjà, chacun se plaignant ainsi des déséquilibres des territoires.

Si nous prenons une carte de France et regardons quelles sont les zones qui seront impactées, demandons-nous qui y travaille, combien de petits commerçants et leurs salariés pourront suivre ce rythme, combien de ces commerces survivront. Pour en avoir une idée, il suffit d'aller dans une zone commerciale du Val d'Oise et de compter les enseignes que nous ne connaissons pas au niveau national pour comprendre ce qui s'organise aujourd'hui.

On verra si les consommateurs, aujourd’hui si friands d’une consommation facilitée, comprendront ce qui se joue, avant de s’apercevoir qu’ils sont, eux ou leurs proches, les salariés qui seront demain confrontés à la réalité du travail dominical.

 Didier

 

En une seule phrase qui résume tout : “c'est la fin de toute vie de famille ». Mon épouse et moi-même travaillons dans le commerce du lundi au samedi avant cette loi, maintenant nous allons travailler du lundi au dimanche. Le repos dominical était notre seul jour en famille, ce droit de vivre ensemble nous a été retiré. Je ne parlerai pas de mes grands-parents qui se plaignent de ne pas pouvoir voir leurs arrières petits enfants car les parents travaillent tout le temps.

Olivier

LE JEC n° 15 (l'intégral)

http://www.fecfo.fr/IMG/pdf/JEC_15.pdf


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Lundi 17 août 2009

Malgré tous nos efforts, malgré l'opposition d'un grand nombre de députés, de sénateurs de tous partis politiques, de l'opinion publique, le Président de la République a réussi à mettre à mal un acquis social vieux de plus d'un siècle : le repos dominical. Aucun des arguments avancés démontrant la nocivité et l'inutilité de cette loi en termes économique, social, sociétal et juridique n'a trouvé grâce devant la volonté présidentielle. Il est vrai que cette détermination à faire travailler les salariés le dimanche remonte à l'époque où un certain Ministre de l’Intérieur, Nicolas SARKOZY, avait fait un projet de loi dans ce sens.


Comme il avait échoué, il avait demandé à Messieurs DEVEDJIAN, LELLOUCHE et KAROUTCHI de faire des propositions de loi auxquelles nous avions fait échec. Comme nous nous y attendions, le candidat SARKOZY avait fait une promesse électorale sur ce thème. Elu, le Président a logiquement donné à la Ministre de l'Economie la mission de libéraliser le travail du dimanche. C'est un député des Bouches-du-Rhône qui avait précédemment commis une proposition de loi, avortée elle aussi, qui a pris le problème à bras le corps. Ce qui devait se faire sans encombre et rapidement a nécessité pas moins de six rédactions différentes et deux ans pour aboutir à une loi mal faite.
Entre temps, l'amendement à la loi CHATEL porté par la sénatrice DEBRE, qui a permis à tous les magasins d'ameublementd'ouvrir de droit tous les dimanches, sans majoration et sans volontariat pour les salariés a été adopté. L'argumentaire de la sénatrice bien que mensonger a été entendu.
Notre organisation syndicale s'est engagée dans ce combat avec l'aide de tous ses militants. Délégués, élus qui ont distribué des tracts, fait signer des pétitions, fait remplir les cartes postales adressées au Président, manifesté sous les banderoles refusant le travail du 7ème jour, tout cela sous la pression des directions, voire pour certains sous les menaces.

 

Les syndicats, des UD, la FEC FO, la Confédération ont oeuvré de concert pour faire échouer ce projet. Lettres avec argumentaires juridiques adressées aux députés, aux maires, aux sénateurs, organisation de manifestations, discussions avec les organisations patronales locales et nationales, interviews avec la presse, communiqués de presse, souvent censurés ou non repris, rien n'a été laissé de côté. Le résultat, c'est que notre organisation syndicale a réussi à faire que le projet présidentiel soit porté sur la place publique, que cela devienne un vrai débat de société, ce qui a eu pour effet de montrer que plus de 80% des Français étaient contre le fait de travailler le dimanche.Mais le Président n'en a eu cure et a tout fait pour satisfaire les actionnaires des grands groupes, seuls bénéficiaires de cette loi. Il a envoyé les ministres du Travail visiter des enseignes hors-la-loi, notamment le Grand Cercle à Eragny (95) d'où l'un d'entre eux est reparti avec deux sacs pleins ; pas de cadeaux bien sûr, de la documentation… En tout cas le chauffeur semblait les trouver lourds quand il les a mis dans le coffre. Il s'est également servi de madame OBAMA, qui n'en demandait sûrement pas tant, pour hurler au scandale puisque les magasins étaient fermés et qu'elle ne pouvait faire ses courses le dimanche. Espérons qu'il lui a indiqué que tous les musées de la capitale étaient ouverts et qu'elle aurait de quoi occuper cette journée.


Dans le dernier round, au mois de juillet quand la proposition de loi Mallié est passée à l'assemblée, il a même été jusqu'à inviter les députés de la majorité à un repas à l'Elysée pendant que Monsieur ECKERT, qui maîtrisait d'une manière admirable le sujet, exposait ses arguments devant un hémicycle au trois quart vide. Et pourtant ils n'ont été que 282 députés POUR sur 540 VOTANTS et 165 sénateurs POUR sur 324 VOTANTS à voter le texte ; preuve queles arguments présidentiels n'ont pas été convaincants pour tous.


Le texte final a été signé par le Président le 10 août au Lavandou, publié au JO le 11 et applicable le 12. Enfin… pas tout le texte car il manque des décrets pour l'appliquer.

 

Alors parlons de l'application et des problèmes qui y sont liés.

Lire l'intégralité sur le document ci-joint :  jeccommercen04.pdf

 

http://fecfocommerce.unblog.fr/


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Lundi 27 juillet 2009

Il n’a échappé à personne que la question du travail dominical fait la une de l’actualité et notre Fédération est en pointe dans le combat contre la généralisation du travail le dimanche.

 

Les députés ont adopté la Loi Mallié autorisant la généralisation du travail dominical sans réelles contreparties, ni gardes fous, le 10 juillet 2009, non sans quelques difficultés : de nombreux députés de la majorité opposés au texte ont, semble-t-il, fait l’objet d’« amicales pressions »…

 

Ce texte vient d'être adopté au Sénat dans la nuit du 22 au 23 juillet par une très courte majorité, et notre organisation (Fédération et Confédération) a fait tout son possible pour qu'il soit « retoqué ».

 

Entre autres arguments que nous avons développés, celui du caractère anticonstitutionnel de cette loi qui instaure une inégalité de droit entre les salariés. Sur cet élément majeur, nous comptions sur la grande sagesse des Sénateurs pour qu'ils rejettent ce texte.

 

Ce ne fût pas le cas et nous comptons bien continuer notre action notamment sous cet angle, nonobstant les autres éléments portant sur le volontariat ou sur les contreparties. A ce sujet, il faut souligner que tous les amendements présentés à la discussion au Sénat, et de nature à encadrer la notion de volontariat et à préciser le paiement double de cette journée de travail dominical, ont été rejetés.

 

Pour ta complète information, nous te joignons l’argumentaire FO sur le projet de loi, la position de FO sur les amendements adoptés par l’Assemblée nationale ainsi qu’un courrier critique émanant de la Confédération des Commerçants de France.

 

Si nous ne devions retenir qu'un fait politique marquant sur cette question du travail du dimanche en dehors de l'idéologie affichée par le gouvernement, c'est celui d'une loi d'amnistie pour toutes les grandes surfaces ouvertes en totale illégalité depuis des lustres et souvent avec l'accord des Préfets.

Si nous ne devions retenir qu'un seul élément économique, c'est un nouveau coup dur porté au petit commerce et à l'artisanat dans notre pays.

Enfin, si nous ne devions retenir qu'un seul fait social, c'est la plus grave remise en cause d'un acquis social garant d'un équilibre de la vie personnelle et familiale depuis le 19ème  siècle.

 


Serge LEGAGNOA

Secrétaire général

 

Extrait du Bulletin périodique d'information de

de la Fédération des Employés et Cadres



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Jeudi 25 juin 2009

Extrait du JEC n°13

 

Encore une fois le travail dominical revient sur le devant de la scène.

Plus exactement la 6ème proposition de loi du député Maillé est à nouveau prête à être présentée devant l'Assemblée Nationale. Nous sommes contraints de constater que ce député est obstiné. Il est vrai qu'il est fortement poussé parle gouvernement, dont l'argument massue est le candidat SARKOZY a promis la libéralisation du travail du dimanche, le Président tiendra parole.

Dans la proposition de loi le commerce est principalement visé. Mais les discours actuels et la lettre de mission confiée par le Président à Christine LAGARDE, montrent sans aucun doute que le commerce n'est que le premier maillon de la dérégulation permettant l'extension du travail dominical. Notre revendication NON AU TRAVAIL DU DIMANCHE est donc plus que jamais d'actualité pour tous les salariés. 

Pas d'extension promet le ministre on régularise la situation de ceux qui sont dans l'illégalité. Le principe même est pour lemoins curieux et peu responsable.

Et les propos sont mensongers.

Si les dimanches dérogatoires et légaux restent au nombre de 5, il est patent que si ce projet passe on pourrait travailler danspratiquement tous les commerces de France, tous les dimanches.

Sont visés :
• Les zones et les villes touristiques (leur nombre est passé de 400 à 600 au mois d'avril) ;

• Les zones frontalières quand les pays limitrophes permettent les ouvertures dominicales soit la Belgique, la Suisse, l'Italie, l'Espagne. Notons que dans ces pays ce sont surtout, les cigarettes, l'alcool, le chocolat qui intéressent les frontaliers.Mais la Grande Bretagne est aussi concernée et déjà nombreux sont ses habitants qui viennent chez nous pour faire des achats… en semaine.

• Les PUCE (périmètre urbain d'usage de consommationexceptionnel) dont les commerces sont régulièrement ouverts
en fin de semaine et dont la population est d'1 million d'habitants, et l'éloignement et l'importance de la clientèle est avéré.

  • Rappelons que le samedi fait partie de la fin de semaineet que tous les commerces de détail sont ouverts ce jour là.
  • Jamais aucune étude n'a été faite pour apprécier et définir la clientèle. Enlève t'on du nombre d'habitants les chômeurs,les résidents des maisons de retraites, ceux qui n'ont pas de moyen de locomotion, les chômeurs en fin de droit ? Comment mesurer l'éloignement ? Critères flous et forts pratiques pour éviter toute contestation juridique.
  • 1 million d'habitants pour l'instant seules les régions d'ILE DE FRANCE, de LILLE et de MARSEILLE ont atteint ce seuil.Mais BORDEAUX et RENNES approchent du chiffre fatidique.De plus c'est le préfet qui délimite les périmètres de ces zones. Et le préfet est aux ordres du gouvernement.

jec13.jpg• Les centres commerciaux et les magasins d'usines qui sont situés en dehors des PUCE soit la plus grande majoritéd'entre eux.Le volontariat, pour autant qu'il existe réellement est prévupour les salariés travaillant dans les PUCE. Pour les autres le travail dominical est obligatoire. Dans les PUCE le salarié quine voudra plus travailler le dimanche, est sûr de ne pas être entendu car la proposition de loi prévoit qu' : À la demande du salarié, il peut être tenu compte de l’évolution de sa situation personnelle. Les promesses rendent les enfants heureux….Travailler plus pour gagner plus. Cela aussi était une promesse de campagne …Donc la majoration, le paiement double elle existera uniquementdans les PUCE… quand il n' y aura pas d'accord.

Quand il y aura un accord elle sera ce que décide les interlocuteurs sociaux. Et comme les périmètres de négociation sont mal définis et que certains interlocuteurs adorent signer un peu tout et n'importe quoi et que ce sera l'accord qui s'appliquera et non pas le plus favorable pour les salariés la promesse de campagne ne sera pas tenue !

Quand à la démocratie : un ministre qui reçoit les interlocuteurs sociaux et ne fait pas de projet de loi, et un député qui fait une proposition sans recevoir qui que ce soit sauf des ordres.

FORCE OUVRIERE continuera à se battre pour faire respecter les droits des travailleurs en revendiquant un vrai travail un vrai salaire et un vrai repos ;


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